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Réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement en Afrique
Recommandations du Groupe de pilotage pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement en Afrique
June 2008
MDG Africa Steering Group

Acknowledgements: FANRPAN acknowledges the MDG Africa website as the source of this document: www.mdgafrica.org/achieving_mdg.html


Avec la réalisation, sur le continent africain, des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD, voir le tableau 1) et des autres objectifs de développement convenus au plan international, on est en droit d’espérer que des millions de vies seront épargnées, que les femmes pourront prendre leur destin en mains, que la lutte contre ces fléaux que sont l’analphabétisme, la faim et la malnutrition portera ses fruits, et que les enfants africains auront droit à une instruction de qualité et mèneront une vie saine et productive. Les résultats concrets identifiés dans le présent document (voir le tableau 2) établissent des seuils minimum touchant l’agriculture, la nutrition, l’éducation, la santé et les infrastructures qui, s’ils sont effectivement atteints, amèneront les collectivités et les pays africains à accroître leur productivité et à concourir avec succès sur les marchés mondiaux afin de dynamiser la croissance économique. Il est impératif d’investir dans la réalisation des OMD et de favoriser l’expansion du secteur privé, car c’est ainsi que l’Afrique parviendra à la stabilité et à la croissance économique durable, gage de la constitution de capital et de l’investissement étranger, et qu’elle s’affranchira de l’assistance extérieure dont elle ne peut aujourd’hui se passer.

L’importance des OMD est telle qu’on ne peut se permettre de les voir échouer. Il est donc essentiel que la seconde partie de la période fixée pour les atteindre qui commence en 2008 soit résolument axée sur la portée à l’échelle des interventions éprouvées pour atteindre le Objectifs. Des progrès ont été accomplis, de par le monde, dans la réalisation des OMD et des autres objectifs de développement convenus au plan international, mais nombreux sont les pays qui ne sont pas sur la bonne voie pour les atteindre d’ici à 2015. Cela vaut particulièrement pour une grande partie du continent africain, qui compte des pays vulnérables ainsi que des pays sortant d’un conflit. Le continent tout entier prend du retard pour chacun des objectifs, même si l’on constate depuis peu, avec espoir, une hausse du taux de croissance économique, une amélioration générale de l’action des pouvoirs publics et un affermissement marqué des fondamentaux macroéconomiques. Outre les domaines dont il est question dans le présent document, il reste encore beaucoup à faire pour atteindre l’égalité des sexes et de la viabilité environnementale.

La réalisation des OMD et la stimulation de la croissance économique passent par des politiques et des investissements publics judicieux, mais ces conditions ne sont pas suffisantes. Le secteur privé, en effet, est le moteur de l’innovation et de la croissance et il est une source de revenus pour les populations aussi bien urbaines que rurales. Il constitue aussi un incroyable gisement de compétences en matière d’organisation et de gestion, qui sont susceptibles d’améliorer l’efficacité de la prestation de services. Dans la mesure du possible, les pays devraient donc faire appel au secteur privé en complément à l’action des pouvoirs publics pour ce qui est de la conception, l’exécution et le financement des interventions destinées à favoriser la réalisation des OMD.

Les défis que présente la réalisation des huit OMD en Afrique sont aggravés par le risque posé à long terme par le changement climatique. Il est clair que les pays africains, particulièrement exposés aux effets du changement climatique et au risque croissant de catastrophes naturelles, ont besoin de moyens supplémentaires pour y faire face. Une partie, au moins, de ces moyens supplémentaires devra être consacrée à assurer la « résilience au climat » de tous les projets et de toutes les politiques publiques visant la réalisation des OMD, et servir à étayer la capacité des populations à surmonter les conséquences des catastrophes naturelles. Les périls que représentent le changement climatique et les catastrophes naturelles rendent plus indispensables encore la coopération et l’intégration régionales en matière de politique économique, d’infrastructure (par exemple, les groupements énergétiques, et les infrastructures de transport et de communication), la recherche et l’aménagement des bassins fluviaux transfrontaliers.

De même, dans de nombreuses régions du continent, le risque permanent de conflit met en danger les acquis du développement. Il est avéré que la sécurité et le développement vont de pair. Consentir des investissements aux fins du développement, c’est donc aussi amenuiser le risque de conflit. La détermination politique des dirigeants, agissant notamment dans le cadre de dispositifs régionaux, et un appui réel à la consolidation de la paix et au développement sur le long terme sont des facteurs clés qui doivent caractériser les stratégies destinées à stabiliser les pays sortant d’un conflit et à prévenir l’apparition de nouveaux conflits.

La hausse récente des cours des denrées alimentaires pèse lourd sur l’économie des pays africains, et risque d’annihiler les gains obtenus à grand peine dans la lutte contre la faim et la malnutrition. Néanmoins cette crise offre aussi un créneau pour augmenter le budget consacré à l’agriculture et de faire tomber les obstacles qui entravent la libéralisation des échanges de produits agricoles, au profit des pays africains. Le ralentissement de la croissance économique mondiale vient s’ajouter aux défis auxquels les pays africains sont confrontés aujourd’hui et dans le futur. Il importe donc que les OMD et l’ensemble des objectifs internationaux en matière de développement, y compris la conclusion heureuse du cycle de négociations de Doha sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce, figurent au premier plan des priorités mondiales afin de réduire les probabilités de ralentissement, voire de réduction, du financement du développement.

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